William Boyd

Posté par ribambelles le 23 octobre 2009

 William Boyd:  RESTLESS – en français:  LA VIE AUX AGUETS  

William Boyd
Album : William Boyd

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Sénilité précoce, paranoïa? Comment ne pas y penser, quand, par un jour de canicule de l’été 1976, votre mère, si anglaise et si digne, vous annonce tout de go qu’elle est en réalité Eva Delectorskaya, une émigrée russe et une ex-espionne de haut vol?

L’histoire d’Eva Delectorskaya va lentement rejoindre celle de sa fille, au fil d’un récit croisé, subtil et sans temps morts.

Plus qu’un roman d’espionnage, l’auteur dessine deux vies de femmes prises dans la toile de l’Histoire, en explorant les rapports mère-fille, avec finesse et perspicacité. Un grand récit, insolite, inoubliable.

« C’est les sens aux aguets que l’on avale ces pages, et l’esprit en suspend que l’on tourne la dernière. Magistral ! »

(Vous trouverez un extrait au bas de cette page)

Restless
Album : Restless

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I am Eva Delectorskaya,” Sally Gilmartin announces, and so, on a warm summer afternoon in 1976 her daughter, Ruth, learns that everything she ever knew about her mother was a carefully constructed lie. Sally Gilmartin is a respectable English widow living in a picturesque Cotswold village; Eva Delectorskaya was a rigorously trained World War II spy, a woman who carried fake passports and retreated to secret safe houses, a woman taught to lie and deceive, and above all, to never trust anyone.

Three decades later the secrets of Sally’s past still haunt her. Someone is trying to kill her and at last she has decided to trust Ruth with her story. RESTLESS is a brilliant espionage audiobook and a vivid portrait of the life of a female spy. Full of tension and drama, and based on a remarkable chapter of Anglo-American history, this is listening at its finest.

 Voici un extrait: il s’agit des premières lignes du roman:

Quand, petite, je me montrais grincheuse, contrariante et dans l’ensemble insupportable, ma mère me réprimandait avec des: « Un beau jour, quelqu’un viendra me tuer et tu le regretteras », ou bien: « Ils arriveront de nulle part et ils m’emporteront – et alors tu diras quoi? » ou encore: « Un beau matin, tu te réveilleras et je ne serai plus là. Disparue. Attends un peu de voir; »

Curieux, mais enfant on ne prend pas au sérieux ce genre de remarque. En revanche, aujourd’hui – alors que je repense aux événements de cette interminable canicule de 1976, cet été pendant lequel l’Angleterre tituba, suffoquée, terrassée par une vague de chaleur interminable -, je sais ce dont ma mère parlait: je comprends ce sombre courant d’une peur profonde qui circulait sous la calme surface de sa vie ordinaire, et qui ne l’a jamais quittée, même après des années d’une existence paisible, sans rien d’exceptionnel. Je m’en rends compte maintenant: elle a toujours redouté qu’on vienne la tuer. Et elle n’avait pas tort.

 


Une Réponse à “William Boyd”

  1. Ilana dit :

    I am definitely planning to read this book as I love a good espionage story.

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